« Pour les produits transformés, la transformation est effectuée sous la responsabilité du producteur dans un atelier individuel situé sur son exploitation. Toutefois, la transformation peut se dérouler dans une unité de transformation extérieure à son exploitation à condition que le producteur soit présent ou représenté lors des différentes étapes. Dans le cas d’un producteur individuel, la représentation peut être assurée par le conjoint ou par un salarié de l’exploitation.
Dans ce cas, une convention entre le propriétaire de l’unité de transformation extérieure et le producteur assure à ce dernier la maîtrise de la transformation, le suivi des composants et leur traçabilité jusqu’au produit qui en est issu. Si la transformation est effectuée dans le cadre d’un atelier collectif, chaque producteur est responsable de la transformation des produits issus de son exploitation agricole. Cet atelier collectif n’emploie pas plus de 10 salariés. » (dernière version du projet de décret fermier soumise en juin 2005 par la DGAL).
Il résultera donc par la validation du projet de décret fromage, sous sa forme actuelle, des définitions antagonistes, entre fromages et autres produits, qui vont à l’encontre des objectifs exprimés par le ministère de l’agriculture, les associations de consommateurs et la profession agricole : cohérence, homogénéité et unicité du terme fermier.
Nous pensons que le consommateur ne pourra plus prendre au sérieux un terme qui couvre une telle diversité selon qu’il s’agit de fromage, confiture ou de volaille. Au sein même de la filière fromagère le terme fermier couvrira une très grande hétérogénéité : depuis le produit maîtrisé à toutes les étapes par le producteur jusqu’au produit acheté en blanc par une laiterie chez un fermier et dont une grande part de l’élaboration n’est pas sous la responsabilité de ce dernier.